Petite virée en Andalousie – 2019.

J’ai profité du 1er mai et de deux jours de vacances bien placés pour faire un long “pont”, je suis parti traîner mon sac 4 jours en Andalousie (le sud de l’Espagne, autrement dit). J’y étais allé 3 semaines en 2015, ça va être bon de revoir cette région. De plus, il fait moins chaud qu’en juin-juillet!

Me voilà arrivé à l’aéroport de Malaga pour prendre possession, sans transition, de ma petite voiture de location; direction 60km à l’est vers mon lieu de villégiature pour deux jours: Nerja!

Voilà donc une chouette petite station balnéaire, touristique oui, mais moins touchée par le tourisme de masse que Marbella ou Torremolinos; il y a beaucoup plus de vacanciers espagnols qu’étrangers.
Un petit logement tranquille en appartement à 5 minutes du centre, et c’est parti pour se balader dans cette charmante petite localité à taille humaine, avec ses ruelles à maisons blanches, sa petite place avec son église et ses palmiers… et surtout le célèbre « Balcón de Europa », un majestueux promontoire dominant la mer et les magnifiques plages (gratuites, faut-il le dire!).
Et si tu t’éloignes un peu, en quelques minutes tu te retrouves dans des petites ruelles pavées où presque personne ne passe, à part des gosses qui jouent ou des habitants qui reviennent de la supérette. Et tu as des petits bars à tapas où, avec une bonne bière « Cruzcampo », tu peux te sustenter pour trois fois rien…

Ah oui, Nerja est très connue en Espagne pour avoir été le lieu de tournage d’une série culte dans le pays: « El Verano Azul »; elle fut doublée en français et passa sur la chaîne FR3 dans les années 80 sous le nom “Le Bel Été”. Je suis sûr que le générique va te parler:

Et quelques pas sur les plages de Nerja, ça te tente? Allez, viens:


Le lendemain, je vais me balader en voiture aux alentours: d’abord un petit tour à Maro, tout petit village à deux pas de Nerja avec sa Playa de Calete, peu fréquentée et encore sauvage. A 2 km à peine, on peut visiter les grottes (cuevas) de Nerja, découvertes en 1959 par des gamins du coin; elles sont jumelées avec les grottes de Clamouse, dans l’Hérault. La visite dure une bonne heure, c’est vraiment impressionnant, Dame Nature a fait un bon boulot avec ce festival de stalagmites (“montent”) et stalactites (“tombent”). Mais tu connaissais ce truc mnémotechnique, pas vrai?

Maro.
Maro.
Maro.

A 20 km à l’est, je m’arrête à Almuñecar, petite ville balnéaire prise entre mer et montagnes. La périphérie de la ville n’est pas franchement folichonne, mais il y a un grand parking gratuit près du stade de foot. Après, en 10 minutes à pied, on est au bord de la mer, et un petit promontoire rocheux permet de prendre un peu de hauteur.
Almuñecar possède aussi un joli petit centre historique, avec son lacis de ruelles étroites bordées de maisons blanches, où il faut déambuler au hasard…


Retour vers Nerja, pour bifurquer ensuite vers l’intérieur des terres vers Frigiliana, un “village blanc” typiquement andalou, avec ses maisons blanchies à la chaux qui ont l’air de dévaler la colline. Une ruelle toute fleurie qui part à gauche, un escalier à droite., une venelle passant sous un porche..; on ne sait où donner de la tête! Je grimpe au hasard, je tourne à gauche, à droite, je laisse de côté mon sens de l’orientation pour m’égarer exprès… Les touristes préfèrent, eux, se concentrer comme des moutons dans la rue principale en contrebas et acheter des babioles dans les boutiques de souvenirs…


Le lendemain, départ matinal car j’ai quelques dizaines de km à parcourir pour rallier ma destination! Je repars vers Malaga puis je bifurque au nord vers Campillos. 20 km avant Campillos, une petite route sinueuse me dirige vers le village de Ardales… mais c’est le panneau « Caminito del Rey » qui m’intéresse!
Ce Caminito del Rey, c’est un mythe chez les randonneurs amateurs d’adrénaline. C’est l’un des parcours de rando les plus dangereux du monde.Enfin plutôt, c’était! Ce chemin, en partie formé d’une passerelle en béton fixé par des poutrelles, surplombe les gorges du “Desfiladero de los Gaitanes” (entre Ardales et El Chorro) à une hauteur de plus de 100m! Il fut construit en 1901-1905 pour le besoin de la construction d’un barrage hydroélectrique. Le roi Alfonso XIII vint l’inaugurer et le parcourir, ce qui lui donnera son nom. Avec le temps, il fut peu à peu abandonné, et se dégrada; les plaques de béton se sont désagrégées, laissant les poutrelles apparentes.
Alors ça a attiré de nombreux casse-cous, qui passaient parfois en équilibre sur les poutrelles. Et celà finit par arriver: il y eut des tués… Les autorités en ont fermé l’accès, démoli une partie de la vieille passerelle et reconstruit un genre de ponton en bois « renforcé » avec des garde-fous de protection. Il a rouvert en 2015.

Le parcours se fait par groupes de 20 maximum, répartis selon la langue; c’est assez bordélique comme organisation, et il n’y a pas trop de francophones dans le secteur! Je me mets dans un groupe espagnol, me débrouillant bien dans la langue. Le parcours dure entre 2 et 3 heures, au milieu d’un majestueux paysage de montagnes en suivant plus ou moins le tracé de la rivière. Le tronçon final est clairement impressionnant, malgré la sécurisation qui a rendu l’aventure un peu trop “bisounours”; on a une vue plongeante sur le cours d’eau 100 m plus bas, au milieu de cette gorges étroite et encaissée. On aperçoit encore des vestiges de l’ancienne passerelle de béton plus bas… N’empêche, qu’est-ce que j’aurais aimé le faire, cet ancien tracé (même si la part de risque était élevée); faut savoir mettre du piment dans sa vie!!

Et après çà, descente en douceur jusqu’au minuscule village de El Chorro, où, au petit bar de la gare, je me sustente d’un bon « bocadillo » au salami, un autre à la tortilla de patatas avec une bonne bière. Presque personne, juste des gens du coin, ben oui les touristes sont trop pressés de reprendre le bus-navette jusqu’au point de départ pour dépenser leurs écus au retso “El Kiosko”, touristique à mort! Dans l’aprem je rejoins une petite chambre d’hôtes dans la campagne, à une vingtaine de km de Ardales. L’Andalousie au printemps est très verdoyante, moins calcinée de soleil, des fois on se croirait dans les Alpes. Faut dire qu’en 2015 j’y étais allé mi-juin (je m’en souviens, des 43 °C à Séville!).

Le gars au casque orange, c’était Fernando notre guide de groupe.
Là, on voit très bien les vestiges de l’ancien tracé « kamikaze »…
Tiens, je t’en remets une petite couche!!

Et tu remarqueras qu’avec des « images qui bougent » c’est encore plus parlant!!

Un peu facile avec toutes ces protections, je l’accorde. Mais j’ai dégoté une vidéo faite à l’époque de l’ancien tracé; regarde çà:

L’Andalousie au printemps.

4 réflexions sur “Petite virée en Andalousie – 2019.”

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